Mois : mai 2018

Les guides de l’huile d’olive vierge extra


Le monde du vin a ses guides de recommandation, dans lesquels les vins sont expliqués et ponctués, c’est le cas du Guide Parker, du Guide Peñín, etc. Le monde de l’huile d’olive vierge extra ne pouvait y échapper et a aussi les siens.

Pour constituer les ponctuations, ces guides ont généralement d’importants professionnels du secteur HOVE (huile d’olive vierge extra), en particulier des professionnels liés au monde de la dégustation d’huile d’olive.

Aujourd’hui, nous allons vous présenter quelques-uns des guides les plus importants et nous essayeront de savoir s’ils peuvent nous aider à décider lors de l’achat d’une huile d’olive (vierge extra bien sûr!).

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Le marché de l’huile d’olive tunisienne


Suite à l’article écrit par Jouneidi Abderrazak  « Plus de 20 médailles d’or à l’international en 2018 pour « L’huile d’olive Tunisienne » « . Voici la situation du marché tunisien d’huile d’olive en chiffre au mois de mai 2018.

Les exportations de l’huile d’olive tunisienne ont explosé. Entre le 1er novembre 2017 et le 30 avril 2018, celles-ci ont augmenté de 150% en termes de quantité par rapport à la même période un an plus tôt. Au total, 134 403 tonnes de l’or vert ont été exportées par la Tunisie, contre 53 701 tonnes exportées en 2016-2017. La production nationale est estimée à 280 000 t soit une augmentation de 180 % par rapport à la campagne précédente.

La France est le premier importateur de l’huile d’olive conditionnée avec le Canada.

L’huile d’olive conditionnée a été exportée à hauteur de 8 967 tonnes, contre 7601 tonnes l’an dernier, soit une hausse de 12 points. Le France, selon le ministère de l’Agriculture, est le premier demandeur d’huile d’olive tunisienne conditionnée.
L’huile d’olive conditionnée s’exporte en France (26%), au Canada (26%), aux Etats-Unis (10%), en Arabie-saoudite (10%), au Brésil (7%), aux Émirats arabes unis (7%), en Suisse (1%), Oman (1%), …

Hausse des exportations de l’huile d’olive en vrac

125 436 tonnes exportées cette saison contre 46 100 tonnes l’an dernier, soit une augmentation de 172%!
L’Espagne se place comme premier importateur d’huile d’olive tunisienne en vrac avec 34% des exportations totales tunisiennes, suivi de l’Italie : 34% également, les États-Unis (18%), le Portugal (4%), la France (3%), le Maroc (3%), les Iles Seychelles (1%), …

 

Source:
Photo de l’olivier envoyé par Amin de l’Hovéa Tour d’horizon de la récolte d’huile d’olive 2017-2018

https://www.leconomistemaghrebin.com/2018/05/10/huile-olive-augmentation/
https://www.realites.com.tn/2018/05/huile-dolive-record-des-exportations-et-des-revenus/
Lettre d’information du mois d’avril 2018 du COI

16 ème Concours International «Les huiles du monde» AVPA 2018

La remise des prix qui a eu lieu le Jeudi 26 avril 2018 à la Mairie du 4 ème arrondissement de Paris

Le verdict du 16ème Concours International des « Huiles du Monde » AVPA-Paris 2018 est désormais connu et les médailles ont été officiellement remises aux lauréats le jeudi 26 avril 2018, dans les salons de la Mairie de Paris 4ème arrondissement. Les résultats du concours.

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Procédé moléculaire inédit pour la traçabilité de l’huile d’olive


Article écrit par le Dr. Rayda BEN AYED.

L’avènement de crises sanitaires et alimentaires successives ces dernières années a engendré le besoin de connaissance de l’origine et de traçabilité des produits agroalimentaires. En effet, des problèmes comme l’encéphalopathie spongiforme bovine plus communément connue sous le nom de « vache folle », la fièvre aphteuse, la dioxine ou les risques liés aux OGM ont alarmé les consommateurs et incité les pouvoirs publics à mettre en œuvre de nouveaux dispositifs de contrôle en vue d’une sécurité alimentaire plus fiable. De ce fait, certains états ont adopté des politiques rigoureuses en matière de suivi de l’origine et de la qualité des produits alimentaires commercialisés qu’ils soient exportés ou importés. Toutefois, face à ces exigences nouvelles des consommateurs, l’industrie agroalimentaire a réagi de façon assez inégale. Si certaines filières comme celle de la viande bovine sont en avance concernant la traçabilité, d’autres comme l’huile d’olive ont beaucoup plus de retard. Or, depuis toujours, l’huile d’olive, en raison de ses bienfaits diététiques et nutraceutiques, connait une consommation accrue et sans cesse croissante (consommation mondiale atteignant près de 2.8 millions de tonnes au cours de la campagne 2016/2017).

De nos jours, l’oléiculture présente sur les 5 continents permet la production de l’huile d’olive au niveau de 56 pays dans le monde. D’autant plus que l’émergence récente de nouveaux pays producteurs/exportateurs a durci la compétitivité pour la conquête du marché de l’huile d’olive. La production mondiale d’huile d’olive a été estimée à 2.9 millions de tonnes pour la campagne 2017/2018. Néanmoins certaines techniques culturales aboutissant à la présence de résidus pesticides dans les huiles, ainsi que des pratiques dites d’adultération (coupage des huiles afin d’améliorer leur qualité ou de cacher un défaut ou de tenter de falsifier) relevant de la fraude font que leur authentification et traçabilité devient un critère obligatoire pour leur commercialisation à juste valeur. Malgré toutes ces considérations, peu ou prou sont les travaux menés autour de la traçabilité de l’huile d’olive.

Ainsi, et afin d’accorder aux huiles d’olive leur valeur commerciale et qualité organoleptique réelles, il est indispensable de protéger et de valoriser ces huiles via une procédure de labellisation qui permettra de garantir ainsi leur traçabilité et leur authenticité. La production d’huiles labellisées devrait permettre l’identification précise de l’origine géographique et variétale ainsi que la caractérisation qualitative et organoleptique du produit.

Plusieurs techniques basées sur l’analyse de la composition de l’huile d’olive, notamment la chromatographie en phase gazeuse (CPG) et la chromatographie liquide à haute performance (CLHP), ont été couramment appliquées dans le monde pour étudier l’authenticité et l’origine variétale des huiles. Cependant, certaines difficultés ont été rencontrées pour distinguer les variétés d’huile d’olive, car leurs caractéristiques sont fortement influencées par les conditions environnementales. De plus la qualité de l’huile d’olive est la résultante de plusieurs facteurs (variété, techniques culturales, climat, sol, stade de maturation, technologie d’extraction, etc).

Ainsi, bien que ces analyses physicochimiques et organoleptiques soient nécessaires, elles présentent néanmoins plusieurs limites et inconvénients: souvent imprécises, manquant de fiabilité et donnant des résultats parfois approximatifs et insuffisants pour permettre la traçabilité de l’huile et attester de la qualité et de l’innocuité de l’échantillon d’huile analysé. Or, suite aux développements et progrès biotechnologiques, ces analyses n’ont pas tardé à devenir obsolètes, d’où l’intérêt et le besoin d’améliorer, de développer et de moderniser les techniques d’analyse.
Dans le domaine de l’authenticité et de la traçabilité des aliments, l’utilisation des technologies basée sur l’ADN a un intérêt répondant aux besoins des consommateurs. Ces techniques sont devenues essentielles pour étudier la traçabilité de l’huile d’olive.

La mise en place du Label moléculaire ADN permettra d’abord une meilleure authentification et une caractérisation plus sure de la valeur ajoutée mais aussi et surtout une plus grande confiance et sérénité pour la filière de l’huile d’olive afin de faciliter les exportations grâce à la différenciation des produits moyennant des techniques scientifiques originales et novatrices.
Habituellement, la traçabilité des huiles d’olive est effectuée par des analyses d’ordre physico-chimique et organoleptique (acides gras, polyphénols, stérols, etc…).

Dans cette optique, l’utilisation des analyses basées sur la molécule d’ADN présente dans l’huile d’olive est une approche innovante et indépendante des conditions environnementales. Cette approche purement moléculaire permet, avec succès, de surmonter le problème de traçabilité des huiles monovariétales et multivariétales et vient compléter l’apport des caractéristiques biochimiques et organoleptiques pour la caractérisation et la traçabilité des huiles d’olive.

A travers mes travaux de recherche consistant à développer un procédé inédit (Dr. Rayda BEN AYED: Les marqueurs ADN pour une meilleure traçabilité des huiles d’olive. Editions Universitaires Européennes, 15 Mai 2017) l’ADN présent en quantités traces au niveau des échantillons d’huile d’olive a pu être décodé et permis ainsi de révéler son origine. Les résultats obtenus, vont permettre de dispenser une identité génétique au produit avec exactitude, rapidité et à moindre coût. Cela va permettre d’accorder et d’ajouter une plus-value économique à ces huiles d’olive via l’application de cette stratégie de labellisation destinée à leur authentification. La particularité de ces analyses vise à constituer un argument fort de valorisation pour l’industriel ou le producteur, quelle que soit la taille de son entreprise. Dans un futur proche, ces analyses occuperont une place stratégique dans les échanges commerciaux, permettront de multiplier les revenus des sociétés, un meilleur accès à l’environnement concurrentiel mondial et la conquête de nouveaux marchés.

Notes sur l’auteur

Dr. Rayda BEN AYED a obtenu son doctorat en Sciences Biologiques de la Faculté des Sciences de Sfax (Tunisie) en 2013. Dans son travail de thèse, elle a été pionnière de la technique d’analyse et de traçabilité de l’huile d’olive par une approche moléculaire innovante. Elle a travaillé sur la traçabilité, l’authentification, l’adultération et l’étiquetage de l’huile d’olive commerciale en utilisant des outils pluridisciplinaires et un système innovant

Elle a enseigné la bioinformatique, la biostatistique, la biochimie structurale et métabolique et la biologie moléculaire à l’Institut Supérieur de Biotechnologie de Sfax et à la Faculté des Sciences de Sfax.

Elle est également membre d’associations scientifiques comme l’Association tunisienne des ressources génétiques (TAGR) et a été membre du comité de rédaction de plusieurs revues.
Elle a publié plus de 35 articles et chapitres dans des revues et des livres internationaux évalués par des pairs. Elle est également impliquée dans plusieurs programmes et réseaux de recherche nationaux et internationaux.

Elle a développé une base de données nommée OGDD Olive Genetic Database Diversity www.bioinfo-cbs.org/ogdd/: une base de données de génotypes de marqueurs microsatellites d’oliviers dans le monde pour l’identification des cultivars et la traçabilité de l’huile d’olive vierge.
Elle a notamment été récompensée par plusieurs laboratoires internationaux (USA, France, Turquie, …) en tant qu’expert pour l’étude de la traçabilité de l’huile d’olive à partir d’analyses ADN; le troisième prix du meilleur projet innovant issu de la recherche scientifique organisée par le concours Univenture en 2015; et la meilleure présentation à la troisième édition de la Conférence internationale des sciences de l’ingénieur en biologie et médecine en 2017.

VIDÉO: Comment choisir et cuisiner vos matières grasses ?

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Longtemps diabolisé, le gras fait un retour en grâce dans nos assiettes. Quelles matières grasses privilégier pour cuisiner santé ? Quelle huile choisir ? Beurre et margarine ? Les réponses de la diététicienne, Angélique Houlbert.

Explication claire sur les différents types d’acides gras et leurs utilisations en cuisine.
Vidéo disponible sur le site de www.allodocteurs.fr

Source: Comment choisir et cuisiner vos matières grasses ?